El trotamundo
Après de nombreux voyages en Amérique du Sud principalement, je me suis enfin décidé à partir avec un aller simple et pour une durée indéterminée. On verra où le voyage me mènera, ce que les rencontres me feront découvrir, quels sont les endroits qui me fascineront,... l'idée étant de pouvoir saisir toutes les opportunités qui se présenteront à moi dans les mois à venir....

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Faux départ

     Ça y est, mon sac est prêt. J'y ai tout ce qu'il me faut : matos de plongée, combinaison, palmes pour le body, quelques vêtements triés sur le volet parmi les montagnes de fringues que je laisse derrière moi, sac de couchage, chaussures de rando, serviette de plage, maillots de bain et claquettes... Ça fait un peu lourd tout ça mais bon je n'ai pas trop le choix, je pense avoir fait au minimum tout en étant assez prévoyant.
     Il est 1h du matin et dans 3h30, je quitte l'appartement de Fred pour l'aéroport, direction Lima retrouver toute la famille qui m'attend pour Noël. C'est curieux, je pars avec un aller simple, je n'ai aucune idée de ma date de retour et c'est comme si ça ne me faisait rien. Je dirais plutôt que ça me semble normal. Ça fait des années que je rêve de faire ce voyage et je ne ressens pas tant d'excitation que ça. L'excitation, je l'ai ressenti il y a 3 mois quand j'ai arrêté de travailler. Et puis il faut dire que je suis allé à la Réunion, à Mayotte et en Egypte entre temps donc le voyage a déjà commencé depuis quelques mois. En fait, je pense qu'il a plutôt commencé il y a quelques années... 
 
     C'est bon, je me suis réveillé à l'heure et j'arrive à Orly avec 2 heures d'avance comme prévu. De légers flocons commencent à tomber et un léger sourire de mélancolie se dessine sur mes lèvres. J'aime voir Paris sous la neige et je ne sais vraiment pas quand ça m'arrivera de nouveau. Ce dont je ne me méfie pas, c'est que trente minutes plus tard, il y a dix centimètres de cette foutue neige qui recouvrent le tarmac des pistes de décollage et l'aéroport est totalement bloqué. "Réouverture des pistes à 8h", déjà une heure de retard.
     "Dernier appel pour M. GONZ...", merde ! Je me suis endormi dans la salle d'embarquement ! Il est quelle heure ? 11h ! Ça va être dur d'avoir la correspondance à Madrid mais bon, croisons les doigts...
 
     Madrid, devant le comptoir de Air Europa, les trente-cinq passagers qui allaient à Lima, en attente de notre sort. Le verdict tombe : "Nous vous proposons de vous rembourser le billet intégralement ou de vous inscrire pour le prochain vol disponible qui part le 26 décembre." Alors là, c'est la furie au sein du groupe. La colère des uns, la déception des autres, personne n'arrive à croire qu'on ne passera pas les fêtes auprès de nos familles respectives ou à la découverte d'un pays qu'on a toujours rêvé de connaître. On a beau protester, s'insurger, proférer toutes les menaces possibles et imaginables mais ils sont dans leur droit et rien ne pourra y changer. De mon côté, mon équipe déjà sur place fait tout pour me trouver un autre vol afin de s'assurer qu'on soit bien tous autour de ma grand-mère pour la Navidad. Il y en a un le lendemain matin et au même prix. "Achetez-le pendant que je vais récupérer mes bagages." Et comme par hasard, je trouve bien mon sac mais mon body n'arrive pas sur le tapis roulant. Une heure de queue au service des réclamations, ce voyage commence vraiment mal.

     Je profite de ma soirée pour me balader dans la capitale espagnole que je ne connaîs presque pas finalement. Je me trouve un petit hotel sympa et pas trop cher dans le quartier de Sol et c'est mon point de départ pour découvrir les bars à tapas du coin. Tant qu'à être ici, autant en profiter pour goûter les spécialités locales. Je déambule dans ce dédale de rues étroites et sombres en m'arrêtant dans les bars dont le cadre me plaît. Celui aux azulejos sur les murs où les petits vieux discutent au comptoir en sirotant une Cruzcampo ou encore celui aux jambons ibericos pendus au plafond où on s'assoie sur des tabourets en bois pour déguster une tortilla de patata accompagnée d'un Rioja au teint grenat et au palais tanique. En rentrant me coucher, je m'arrête dans un cybercafé pour imprimer mon billet électronique et à croire que le sort s'acharne sur moi, ma réservation n'a pas pu se faire correctement. Je crois vraiment que je ne vais pas passer Noël au soleil...
 
     Je suis assis dans l'avion et à moins qu'il ne s'écrase ou qu'il y ait un attentat à l'arrivée, je devrais être à Lima ce soir. J'ai pris toutes mes précautions : j'ai surveillé la météo toute la semaine en espérant qu'il ne neige pas deux heures avant le départ et je suis revenu à Madrid la veille au soir.
Comme les autres vols étaient à plus de 2000 euros, je me suis résigné à rentrer à Paris et j'ai abandonné l'idée d'ouvrir les cadeaux avec mes proches. Grosse déception bien sûr mais finalement, je suis content d'avoir eu ces quelques jours en plus en France. Ça m'a permis de passer Noël chez la belle-famille de mon super pote Nico et aux côtés de ma jolie petite fillotte Juliette, j'ai pu revoir certaines personnes à qui j'avais l'impression d'avoir dit au revoir trop vite et puis j'ai pu encore me promener dans les rues enneigées de Paris.


Publié à 02:38, le 26/12/2010, Paris
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