El trotamundo
Après de nombreux voyages en Amérique du Sud principalement, je me suis enfin décidé à partir avec un aller simple et pour une durée indéterminée. On verra où le voyage me mènera, ce que les rencontres me feront découvrir, quels sont les endroits qui me fascineront,... l'idée étant de pouvoir saisir toutes les opportunités qui se présenteront à moi dans les mois à venir....

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Salvador de Bahia, grandeur et decadence

     Salvador de Bahia !! Un nom qui fait rêver, une ville qui fait rêver ! Pour moi en tout cas. J'en ai beaucoup entendu parlé par mon père qui y est souvent venu pour le travail mais c'est aussi, avec Rio de Janeiro, la ville la plus visitée du Brésil. Salvador de Bahia, le berceau, le coeur, l'âme de la culture afro-brésilienne à l'origine de la samba, de la capoeira et du candomblé (religion assimilée à la magie noire). Même si Manaus fait déjà partie du Brésil, la culture y est plus amazonienne et assez proche finalement de ce que j'ai pu voir dans l'Amazonie péruvienne ou colombienne. Là, c'est vraiment le Brésil comme on peut se l'imaginer, au bord de la plage et sous les cocotiers, à siroter une caïpirinha au son du berimbau

     En sortant de l'aéroport, je trouve le bus qui mène au centre et je monte dedans. Ici, il y a un chauffeur et quelqu'un assis dans une espèce de cage en ferraille qui fait payer les passagers et les fait passer par un tourniquet. Quelle galère avec les sacs et le bodyboard !! Heureusement, un jeune m'aide à les faire passer de l'autre côté et du coup, on commence à discuter. Au bout de quelques minutes, c'est avec tous les voisins qu'on discute, chacun y va de son conseil pour que je passe le meilleur séjour possible dans leur ville dont ils sont si fiers. C'est ce que j'aime dans ce pays, j'ai l'impression que les gens sont vraiment très sympas et serviables. Spontanément et sans arrière-pensée. Enfin, il va falloir faire attention tout de même parce que la réputation dangereuse du Brésil pousse plus à la méfiance qu'à la confiance aveugle. En attendant, c'est super cool et j'en oublie de m'intéresser au trajet qu'on effectue. Jusqu'au moment où, au bout de l'avenue dans laquelle on avance péniblement du fait de la circulation, j'aperçois l'horizon bleue de l'Océan Atlantique. Je bondis à la fenêtre pour admirer avec envie ces plages bordées de cocotiers et de vendeurs en tous genres, le sable fin couvert de gens buvant des bières affalés dans des transats à l'ombre des parasols et les vagues, terrains de jeux des surfeurs bronzés qui s'éclatent en maillot de bain (signe évident que la mer est chaude !!). Ca y est, je vais enfin pouvoir réutiliser ma planche que je trimbale depuis trois mois sans qu'elle touche une goutte d'eau salée !! J'ai trop hâte...


 

     Arrivé à Pelourinho, le centre historique, j'endosse mes trente-deux kilos de bagages et je pars à la recherche d'un hôtel. Toujours la même rengaine...Guidé par le plan du Lonely Planet et les indications du chauffeur de bus, je m'engage dans une rue qui mène à la Praça da Se. Splendide ! Plus qu'une place, c'est en fait une terrasse géante, étage supérieur du célèbre ascenseur de Salvador, qui surplombe le port et la merveilleuse Baia de Todos os Santos. La vue est imprenable !! Des îles en fond de decor et d'innombrables et gigantesques bateaux qui y naviguent sans cesse sur le plan d'eau. Je continue ma route, arrive sur une autre place, o Tereiro de Jesus qui doit être la principale étant donné sa taille et toutes les églises qui l'entourent, la traverse et m'enfonce dans les rues pavées, étroites et accidentées qui descendent dans Pelourinho. Le relief abrupte offre une vision d'ensemble sur les toits de tuiles oranges, les façades colorées des maisons et les nombreux clochers d'églises tout aussi bariolés qui se dressent fièrement, témoins de la grandeur passée de cette ville. Je comprends mieux pourquoi Salvador de Bahia est considérée comme la plus belle ville du Brésil. Et en plus de la beauté architecturale, la proximité de l'Atlantique y ajoute un charme certain. L'air iodé, le cri strident des mouettes qui volent au-dessus des tête et surtout, le bleu intense de la mer qu'on peut entrevoir à tout moment entre deux maisons ou à travers une fenêtre ouverte.

     Seul petit hic dans cette première très bonne impression, entre l'arrêt de bus et l'hôtel où j'ai posé mes valises, je me suis fait abordé par de nombreux vendeurs et harceler par des enfants à l'apparence et à l'hygiène déplorable qui faisaient la manche. Franchement, j'ai l'impression d'être de retour à Marrakech, sur la place Jema-el-fna (mais avec les gosses en plus). Ce genre de ville qui, du fait de leur charme indubitable, est envahie par des hordes de touristes et par ces pauvres gens qui espèrent en tirer une part du gâteau. Et ça, ça ne me plaît pas trop...


 

     Ma première mission est de trouver un logement pour mes parents et leurs amis (nos amis en fait, je les connais depuis que je suis né) qui arrivent dans deux jours. Le Poz et la Moz vont voir ma grand-mère au Pérou et en profitent pour faire une petite escale au Brésil et passer une dizaine de jours de leur fils chéri et de leurs meilleurs amis : Michel, mon parrain, Jeannine, sa femme et Zabeth. Les recommandations du Poz sont les suivantes : deux chambres dans le centre historique. Pas trop dur non ? Le standing ? Pas besoin d'un endroit trop luxueux, ils voyagent depuis longtemps en mode routard mais disons que je peux choisir un hôtel un peu mieux que mes auberges à dortoirs habituelles. J'en ai repéré un sur le Largo de Pelourinho, juste en face de la maison-musée de Jorge Amado (et pas Adamo, ne surtout pas confondre) donc je pars me renseigner sur les disponibilités. Malheureusement, il est déjà plein mais le patron, un jeune paolista très accueillant, me propose de voir son autre établissement situé un peu plus haut dans la rue. Le bâtiment est un peu vieillot, à moitié en travaux, je suis un peu sceptique mais Ricardo m'affirme qu'il a une chambre qui devrait tout à fait convenir à mes parents. On monte au quatrième étage par un escalier qui ressemble plus a une sorte d 'échelle tellement il est raide et quand il ouvre la porte, s'étend devant moi l'immense Baie de tous les Saints. C'en est presque vertigineux !! J'hésite du fait des travaux, de l'escalier, je visite deux ou trois autres hôtels très biens mais qui n'ont pas cette vue. Mes parents adoreront se réveiller tous les matins avec la mer au pied du lit. Allez je retourne voir Ricardo, c'est signé ! Mission accomplie, j'ai hâte qu'ils voient ça.


 

     Salvador est réputé pour son Carnaval qui fait concurrence à celui de Rio mais également pour ses fêtes tout au long de l'année et comme ma première virée nocturne brésilienne ne m'a pas mené à la musique que j'attendais tant, je compte bien sur ce samedi soir pour y remédier. Après un rapide dîner ao restaurante ao quilo (concept très intéressant qui consiste à se servir à un buffet et à payer son repas en fonction du poids de son plat), je commence à remonter o Largo de Pelourinho qui grimpe vers les rues animées du centre. Là, je m'arrête au stand d'un gars qui fait des cocktails tout en interpellant bruyamment les passants et en blaguant avec ses clients. Je lui commande une caïpirinha et commence à discuter avec lui. Il prépare aussi a nevada composée de cachaça (ou vodka, au choix), de glace, de citron, de sucre et de lait condensé qu'il décore de coulis de fraise après avoir passé le tout au blender. Un délice mais un délice qui peut etre traitre si on en abuse (au cas où vous auriez la bonne idée d'essayer).

    De l'autre côté de la place, il y a un endroit qu'on m'a recommandé, a Praça do Reggae, mais honnêtement, ça ne me dit rien qui vaille. Je m'étais imaginé un lieu plein de rastas à l'ambiance décontractée et enfumée mais en fait, c'est plutôt peuplé de vieux « dreadeux » aux airs patibulaires (mais presque...) et de « crackés » sales et vêtus de fringues en lambeaux. D'ailleurs, dans tout le coin, on ne rencontre que des loques plus que louches qui, sous l'influence du crack ou du pegamento (la colle), donnent l'impression qu'il ne faut pas trop traîner dans les rues sombres et isolées. C'est sûrement pour ça que mon nouveau pote barman garde, planqué dans son stand, un gros gourdin en bois : « pour intimider les badauds à qui il viendrait l'idée de me faire la caisse ou de me piquer des bouteilles, me confirme-t-il. » Après ma caïpi et ma nevada, je lui demande où je pourrais trouver de la samba et il m'indique une rue un peu plus haut, tout en me disant de me méfier des gens et de faire attention à moi. Conseil couramment prodigué en Amérique du Sud mais que, cette fois, je sens qu'il faut prendre un peu plus au sérieux.

     Je remonte la place donc et j'aperçois à une centaine de mètres une foule réunie à un angle de rue, au milieu des vendeurs de brochettes et de cerveja gelada (bière fraîche). En m'approchant, je commence à entendre le rythme entraînant de la samba et quand j'entre dans le bar miteux d'où s'élèvent des effluves de bière et d'urine, je me retrouve enfin devant ce spectacle tant attendu. Uma pagode de samba, une vraie !! Avec tous les musiciens assis en demi-cercle, o pandeiro, le tambourin qui, grâce aux doigts agiles du pandereiro, sublime la rythmique, a cuica, cette petite percu dont la peau est reliée à l'intérieur à une tige en bois que le musicien frotte avec un tissu humide pour donner ce son si spécifique à la musique brésilienne (le cuic-cuic, d'où son nom) ou encore o cavaquinho, cette petite guitare à quatre cordes aux sons aussi aigus que variés et bien sûr, toda a galera qui chante à tue-tête et danse frénétiquement. Ca y est, j'y suis, au cœur de la vague sambeira, à me trémousser comme je peux (c'est pas facile la samba) mais comme un fou, emporté par l'allégresse de cette musique qui me prend de plus en plus les tripes. C'est vrai que le bar n'est pas terrible et qu'on patine sur la bière renversée partout mais je sens bien l'ambiance de quartier comme j'aime, l'authenticité do som et de ses allumés. Par contre, dès que je mets un pied dehors pour fumer une clope ou prendre une bière, on vient immédiatement me demander de l'argent afin d'acheter à manger ou à boire. Des filles aux looks trop excentriques et aguicheurs pour être dignes de confiance (femmes ou hommes ? Prostituées ou appâts pour touristes ?) me font des clins d'oeil ou me passent dans le dos en me caressant le derrière (souvent dans le sens inverse d'ailleurs). Beaucoup trop de décadence au même endroit, de sensation d'insécurité, cela m'intimide comme rarement au cours de mes péripéties latino-américaines. Je crois que le pire, ce sont tous ces enfants qui traînent dans la rue à quémander quelques pièces ou à ramasser les canettes en alu vides qu'ils revendent pour dégringoler encore plus dans la défonce. Et il y en a vraiment un paquet ! La musique est excellente mais au bout d'un moment, j'ai tellement marre de me faire harceler que je décide de rentrer.


 

     Je suis un peu en avance à l'aéroport et j'attends avec impatience devant la porte du hall d'arrivée. Ca fait quatre mois que je n'ai pas vu mes parents et c'est cool de pouvoir passer une dizaine de jours à me balader avec eux. Ca y est, j'aperçois la Moz qui se dirige directement vers moi laissant au Poz le souci de récupérer les bagages. Beijos e abraços, ça fait plaisir de retrouver les bras chaleureux et si familiers du Poz et de la Moz. Enfin de « Robomoz » car elle s'est cassée le scaphoïde et tassée une ou deux vertèbres lombaires en glissant dans la salle de bain et du coup, porte un corset et une attelle plâtrée. En fait, je me suis rendu compte par la suite que j'ai hérité d'une bande de bras cassés : la Robomoz qui, malgré tout, n'a pas perdu une once de sa bonne humeur, le Poz qui a une épaule en vrac, Jeannine une hanche pourrie qu'elle doit se faire changer en rentrant et Zabeth qui est relativement fatigable. Seul Michel est en forme physiquement mais on ne sait jamais ce qu'il peut arriver avec notre cher ami. Mince, c'est qu'ils vieillissent ces cons-là !! On prend le taxi pour rejoindre le centre (ben oui, là, on n'a pas les mêmes soucis d'éternelles économies) et je les amène vers l'hôtel, tout excité de voir leur réaction. Et bien, ça a eu l'effet escompté. Les parents sont emballés par la chambre « les yeux dans l'eau » et dès le lendemain, une chambre se libérera pour que les Baudouin's aient également une vue panoramique. Je suis bien content de pouvoir leur faire plaisir comme ça.


 

     Une fois installé, on part visiter la ville. C'est vrai qu'il est splendide ce quartier de Pelourinho avec ces maisons et ses églises peintes de couleurs vives et variées, ces murs couverts d'azulejos (carreaux typiquement portugais souvent peints en bleu et représentant parfois des scènes religieuses ou de la vie quotidienne), ses rues pavées et ses toits en tuiles. Tant de vestiges de l'époque de gloire de Salvador. En effet, a Baia de Todos os Santos est la première bande de terre où les portugais sont arrivés en 1500. Ils y ont bâti leur premier comptoir en Amérique du Sud et Salvador est devenu la première capitale du Brésil et le restera pendant près de deux siècles. Elle s'est tout de suite développée grâce au commerce négrier et celui de la canne à sucre, d'où la construction de tant d'églises et de maisons bourgeoises. Par la suite, avec le développement de la culture de la canne dans les Caraïbes puis l'abolition de l'esclavage, la ville a subi un profond déclin au profit des villes du sud comme Rio de Janeiro ou Ouro Preto qui se sont émancipées grâce aux minerais de l'état de Minas Gerais. Aujourd'hui, reconnu Patrimoine Mondial de l'Unesco, Salvador est une des destination-phares des touristes venus du monde entier pour admirer les vestiges coloniaux rénovés de cette époque florissante. Et franchement, ça vaut le détour.

     Une fois qu'on en a plein les pattes et les yeux, je les emmène faire une pause ao cravinho (le clou de girofle), un bar mythique où l'on vous sert des « shooters » de cachaça arrangée. Un vrai traquenard ce troquet (j'étais déjà tombé dedans la veille et j'en était sorti à moitié allumé, à quatre heures de l'après-midi) ! Car c'est toujours blindé, qu'on finit toujours par taper la discute avec les voisins de comptoir et que, forcément, ça appelle à une autre tournée. Et ainsi de suite... Et je les connais les parents, ils ne sont pas du genre à se prendre une grosse cuite incontrôlée mais ils aiment bien avoir de fous rires en partie accentués par des vapeurs éthyliques. D'ailleurs, s'il y a bien une chose à laquelle on ne peut échapper, ce sont les petits apéros-caïpirinha tous les soirs.

     Le lendemain, on décide d'aller faire un tour sur la côte, direction a Praia da Barra et son joli phare. Salvador a beau être une grosse ville, les plages, surplombées par de hauts buildings accrochés à la falaise, y sont très belles. Elles sont très fréquentées mais l'ambiance est à la détente. Des vendeurs ambulants proposent des brochettes de fromage saupoudrées d'origan ou de cumin, des noix de coco bien fraîches à déguster à la paille ou des caïpis bien glacées (et oui, on est bien loin des lois d'interdiction de consommer de l'alcool sur les plages françaises). Les surfeurs s'adonnent à leur passion et malgré des vagues ventées et désordonnées mais réussissent à faire des manœuvres de haut niveau sous les yeux de superbes mulâtres en string qui se dorent au soleil. Des gens font leur footing, des groupes de jeunes jonglent habilement avec des ballons de futebol pendant que d 'autres enchaînent les flips et les saltos pour s'entraîner à la capoeira. Cet art martial, originaire de l'état de Bahia et aujourd'hui bien en vogue partout dans le monde, tire ses origines du temps de l'esclavage. Les propriétaires terriens et négriers ayant, par précaution, interdit aux esclaves africains de s'entraîner aux arts de la guerre, ces derniers ont malgré tout entretenu leurs capacités de combat en les dissimulant derrière cette activité physique pouvant faire penser à une sorte de danse. Les participants forment uma roda (une ronde) et entrent à tour de rôle dans le cercle afin de s'affronter en face à face. Les combattants font une démonstration de leur agilité acrobatique sans ne jamais porter les coups tout en suivant le rythme imposé par les chants et le trio percussion-pandeiro-berimbau (instrument composé d'un arc et d'une calebasse qu'on fait sonner en tapotant la corde avec une tige en bois, grosso modo). D'ailleurs, on voit des rodas un peu partout dans les rues de la ville et je passerai des heures à les regarder mais dès qu'on s'arrête devant le groupe, ils viennent immédiatement nous demander de l'argent ou essayer de nous vendre leur disque. Ca peut se comprendre mais c'est systématique et ça devient franchement très chiant. Le midi, on s'arrête ao Barravento pour déguster les spécialités bahianaises comme la vatapa ou la moqueca, des plats epices a bases, emtre autres, de poisson ou de fruits de mer, de manioc, de lait de coco et d'huile de dende. Un vrai délice !!!


 

     Le mardi, on embarque sur un beau bateau pour une petite balade dans la baie. Au programme, samba à bord, caïpirinhas (encore et toujours...) et escales sur quelques îles pour profiter de plages paradisiaques. Quand on étaient gamins, les vacances, c'était plutôt randos et visites et il fallait qu'on quémande pour bénéficier de ce genre de tour détente. Et bien là, ce n'est même pas moi qui l'ai suggéré et c'était une très bonne idée parce que ça fait du bien de s'étaler sur le sable ou de poursuivre des sèches et les sirènes avec mon appareil aquatique (héhéhé).

     Comme je le disais un peu plus haut, Salvador est reconnu mondialement pour son carnaval vif en couleur et en influence africaine. Contrairement à Rio où la majorité des festivités se déroulent dans le Sambodromo (et l'entree coûte un bras), le Carnaval de Bahia se passe dans la rue et est gratuit. Les gens se déguisent et défilent en suivant des groupes de tambours monumentaux qui avec le temps sont devenus de véritables icônes, à l'image de Olodum qui a même participé à un clip de Mickael Jackson. Du coup, ils s'entraînent toute l'année et notamment, tous les mardis soirs. La soirée commence par un concert au pied d'un long et large escalier sur lequel une foule impressionnante s'assoit ou danse puis touristes et locaux remontent les rues de Pelourinho en reproduisant des chorégraphies plus ou moins improvisées au son des percussions. Un échantillon de Carnaval à savourer une fois par semaine. Alors que la soirée est en pleine effervescence et que du coup, on est tous un peu éparpillés dans cette marée humaine, la Moz aperçoit Michel, qui ne parle pas un mot de portugais, discuter avec un machot-borgne. Finalement, ce dernier lui fait une grande accolade. « Mince, Michel se fait faire les poches », me dit-elle. Et elle n'avait pas tord. Plus de porte-feuille. Mais comment il a pu faire ? Et bien, c'est simple, il a fait diversion pendant qu'un autre s'est chargé du boulot. En tout cas, leur soirée a été plutôt fructueuse puisqu'il ont récupéré aux alentours de 500 reais !! On ne sort pas avec autant d'argent sur soi Michel ! Seja bemvindo no Brasil !!



Publié à 09:28, le 17/05/2012, Salvador de Bahia
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