El trotamundo
Après de nombreux voyages en Amérique du Sud principalement, je me suis enfin décidé à partir avec un aller simple et pour une durée indéterminée. On verra où le voyage me mènera, ce que les rencontres me feront découvrir, quels sont les endroits qui me fascineront,... l'idée étant de pouvoir saisir toutes les opportunités qui se présenteront à moi dans les mois à venir....

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Ecuador y el Cotopaxi, por fin !

     Je me réveille à peine quand le bus entre dans le terminal de Guayaquil. Je suis un peu déphasé, le ciel est gris, bas et il pleut un crachin type breton mais dans un style plus tropical, chargé d'humidité chaude. Il faut dire qu'en plus, la nuit à été courte puisqu'il a fallu attendre debout, à faire la queue pendant une heure et demi à la frontière équatorienne. Le poste est fermé de une heure à trois heures de matin.
     Je passe rapidement du short au pantalon et des claquettes aux godasses, histoire de ne pas avoir les pattes trempées et de me fondre un peu plus dans la masse. Retour à la civilisation. Juste le temps d'appeler mes amis pour leur donner mon heure d'arrivée (approximative) et je saute dans le bus pour Ambato. J'espère que cette fois, le temps va être plus clément et que je vais enfin pouvoir admirer les sommets de cette chaîne de volcans qui traverse le pays de nord en sud. Mais jusque-la c'est mal parti mais je garde espoir, les paysages et les climats changent rapidement ici. Je pars du niveau de la mer pour monter à 2600 mètres d'altitude, vers le froid mais peut-être un ciel dégagé. Et bien non, à Ambato, il fait effectivement plus froid et en plus c'est tout couvert. C'est déjà ça, il pleut pas (encore...). Au moins je vais pouvoir utiliser mes pantalons, pulls et veste que je transporte depuis le début.

     La famille Santacruz me reçoit avec beaucoup de chaleur et m'installe dans la chambre du fils aîné qui, pour le plus grand malheur de Lourdes, sa maman, a quitté la maison. En deux ans que je ne les ai pas vu, il s'est marié et a eu une fille alors que je le voyais comme un jeune de 20 ans tout juste sorti de l'adolescence. Lourdes est triste parce qu'elle ne peut plus le voir comme elle veut. Elle est vraiment très gentille mais un peu trop mère-poule qui a peur de tout, tout le temps. Edmundo, son mari, est super sympa et on a toujours des discussions très intéressantes. Il est cultivé et connaît très bien son pays. Les deux filles Carolina et Sabrina font un peu gamines pour leur âge mais sont intéressées par beaucoup de choses et on s'étaient bien marrés quand je les ai connus aux îles Galapagos en 2008. On avait rapidement sympathisés et ils m'avaient déjà reçu chez eux pour me faire connaître leur région. Il ont une grande maison à un angle de rue et elle est divisée en partie habitable et partie atelier. Ils fabriquent des objets en tagua, une noix qui une fois cuite, taillée et polie ressemble à l'ivoire. Ils exportent pas mal de produits vers l'Europe et je pense qu'ils s'en sortent assez bien.

     Tôt, le lendemain matin, on met les blousons pour charger la voiture sous la pluie débutante et on prend la direction de la lagune de Quilotoa située à 3880, au fond du cratère d'un volcan éteint. La route tortueuse est longue mais splendide. Les pentes des montagnes sont couvertes d'un patchwerk de champs jaunes, beiges, marrons, verts,... On ne voit pas les sommets mais mes guides restent confiants. Une fois la voiture garée, tout le monde se couvre bien, on grimpe les quelques mètres qui nous séparent de bord du cratère et là, comme par enchantement, les nuages s'écartent petit à petit (un peu comme dans le générique des Simpson, vous voyez ?) pour laisser apparaître cette magnifique étendue d'eau verte délimitée par les remparts abruptes du cratère. Motivés pour marcher, on descend se rapprocher des rivages en refusant les mules proposées par des équatoriens habillés en tenue traditionnelle andine de cette région. A la remontée qu'on comprend mieux pourquoi ils proposent ce service. C'est qu'à cette altitude, il est préférable marcher pas à pas si on ne veut pas perdre totalement son souffle au bout de quelques mètres.

     En redescendant dans la vallée, on fait une pause à Latacunga pour y manger la spécialité locale dont ils n'arrêtent pas de me vanter les saveurs : la chugchucara. C'est une grande assiette remplie de maïs cuit, de pop corn, de bouts de porc bien gras, de patates huileuses, le tout recouvert d'une "plaque" de cuir de cochon cuite au chalumeau qui a la texture des chips aux crevettes asiatiques mais dont le goût est loin d'être aussi savoureux et ressemble plus au poil grillé. Autant vous dire la difficulté que j'ai à cacher ma désapprobation quand eux me disent que c'est délicieux. Après ce repas "fastueux", nous partons vers Quito pour passer la nuit dans leur appartement secondaire et nous rapprocher de notre objectif de demain : Molinuco.
 

     Mes amis me l'ont présenté comme un parc d'attractions où les quiteños aiment passer leur dimanche. Il y a effectivement des manèges mais faits en bois et dans le domaine d'une ancienne finca aux murs blancs et au toît en tuiles. On n'est pas venu là pour jouer mais pour se balader. On commence par une petite montée au milieu de la forêt d'eucalyptus qui doit nous conduire au Mirador de los volcanes. Et cette fois, j'ai de la chance que le ciel soit bien découvert car je peux enfin admirer le dôme conique et enneigé du Cotopaxi mais aussi une multitude d'autres sommets. La balade se poursuit au milieu de ces arbres hauts et élancés dont les effluves mentholées dégagent le nez et les bronches, on traverse des rivières sur des ponts en bois, on passe sous une cascade et tout ça sous un soleil radieux.  En fin de journée, on retourne à Quito où nos chemins se séparent tout en se disant qu'ils se recroiseront. Ils veulent m'emmener dans la selva (la jungle ndlr) la prochaine fois.

     Je m'installe dans un hotel de backpackers où Druz a réservé une chambre. J'ai hâte de le voir pour qu'il me donne ses impressions sur son trip aux Galapagos. On se retrouve sur la plaza Foch, cernée de bars et on décide d'aller causer en se buvant une petite bière mais on découvre que Rafael Correa, le président équatorien et pote d'Hugo Chavez, a mis en place une loi qui interdit la vente d'alcool les dimanches afin d'éviter les borracheras qui suivaient les bringues du samedi soir. C'est pas en Bretagne qu'on pourrait faire ça !
     On passe 3 jours dans la capitale équatorienne à se promener dans le centre colonial. Ça fait plaisir de retrouver cette ville aux superbes places entourées de couvents correspondant á chaque ordre religieux. Même si ce n'est pas du tout dans notre budget, on ne peut pas s'empêcher d'aller s'empiffrer de viande argentine et de bons vins. Ça fait déjà un mois que je suis parti et la bonne viande et le pinard commencent à manquer...
 

     On avait prévu de continuer la route ensemble mais Druz a envie de rester un peu plus longtemps en Equateur pour mieux connaître ce petit pays qui regorge de trésors écologiques et culturels. De mon côté, je continue toujours plus au nord et m'apprête à retrouver cette terre qui m'a tant manqué pendant ces quatre années d'exil : la Colombie.


Publié à 05:01, le 31/03/2011, Quito
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Commentaires (2) | Ajouter un commentaire | Lien

la colombie ..

moi aussi, cela ne me deplairait pas de retourner la bas... j en garde plein de bons et beaux souvenirs.
bon voyage
bonne route
and take it easy
mat et elise

Publié par Une personne anonyme à 13:12, 31/03/2011

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Vive l'Amsud!

Bah ouais évidemment c'est sympa l'Amérique d'en bas.

En parlant de "mule" et de ton passage à suivre en Colombie, as-tu eu l'occasion d'observer cela :
http://www.vbs.tv/en-ca/watch/the-vice-guide-to-sex/asses-of-the-caribbean#

C'est pas du spam, c'est même passé sur une chaîne Discovery US. C'est tout de même particulier.

Voilà bon appétit, ou que tu sois ;-)

Sinon c'est sympa de te lire, comme toujours.

Publié par Primo Tribaoult à 05:03, 1/04/2011

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