El trotamundo
Après de nombreux voyages en Amérique du Sud principalement, je me suis enfin décidé à partir avec un aller simple et pour une durée indéterminée. On verra où le voyage me mènera, ce que les rencontres me feront découvrir, quels sont les endroits qui me fascineront,... l'idée étant de pouvoir saisir toutes les opportunités qui se présenteront à moi dans les mois à venir....

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Taganga y el Parque Tayrona

       Le jour se lève quand je me réveille et j'aperçois, dans la brume légère, les ombres lointaines des sommets de la Sierra Nevada de Santa Marta. Puis la mer défile sur ma gauche, le ciel s'éclaircit peu à peu, sans un nuage. On va bientôt arriver à destination. Il est à peine sept heures quand je descends du bus et la chaleur s'est déjà bien installée. Je suis bien content de retrouver cette côte où le climat ne réserve que peu de surprise, même si les rares fois où il pleut, les rues se transforment vite en rivières.

     Le taxi traverse le quartier peu recommandé de Pescadito puis gravit la colline. Plus que deux virages, plus qu'un, on passe le col et ça y est, s'étend devant moi la magnifique baie de Taganga aux eaux turquoises cernées de montagnes arides. La route sinueuse qui descend vers le village est maintenant bordée d'immenses villas construites à même la pente; au loin, je constate que le nombre de maisons a considérablement augmenté.
     Je sors mes affaires de la voiture pour les poser devant le parvis de la petite église blanche qui brille sous le soleil. Un grand black au visage traversé de haut en bas par une énorme balafre s'arrête devant moi et me regarde avec des yeux exorbités. "No ! No lo puedo creer ! El francés !!" (il ne se rappelle plus de mon nom évidemment ni moi du sien) et il me saute dans les bras pour l'accolade coutumière. C'est Yosimar, un des nombreux locos (fou, ndlr) tagangueros qui est encore trasnochado (adjectif désignant quelqu'un après une nuit blanche, ndlr). Quelques minutes après arrive Briyit, mon ancienne collocatrice à l'époque où j'avais fait mon stage de plongée ici. On part tous les trois à la recherche d'une maison à louer pour les deux semaines que j'ai prévues de passer ici. 300.000 pesos ??? Alors que j'en payais 250 pour un mois dans une baraque deux voire trois fois plus grande !! Apparemment, les prix ont fortement augmenté. Je trouve finalement une petite bicoque pour 200.000 mais à cent mètres de la plage et dans laquelle on tiendra bien à deux pour les quelques jours où Druz sera là. Il y a un petit patio à l'intérieur qu'on partagera avec Doña Albenis, la propriétaire qui est super sympa et me met tout de suite à l'aise ("pour quoique ce soit, n'hésites pas à demander" me dit-elle d'entrée). Je pose mes affaires, j'arrange un peu la cuisine (j'éclate deux cucarachas énormes et vire une petite souris), j'accroche mon hamac dans le salon et je suis déjà en nage !! Il est à peine neuf heures et il ne doit pas faire loin de 35ºC. C'est l'heure d'aller à la plage.

     Je descends donc au bord de la mer et là, le chemin en terre et les vieilles paillottes en planches récupérées se sont transformés en une promenade pavée et à des kiosques en briques mais toujours avec le toît en palmes pour garder un peu le folklore "cogi" (les nativos de la Sierra Nevada). J'ai appris par la suite que ce sont les mêmes personnes qui tiennent les restaurants mais comme bientôt ils vont devoir payer un loyer, la plupart vont devoir la place à d'autres, sûrement pas des tagangueros d'ailleurs. Les vieilles cafét' sont désormais de jolis petits bars avec terrasses, les magasins d'artesanias des magasins de surfwear ou d'artisanats sorties d'usines, les petites maisons de plain-pied de beaux hotels sur deux-trois étages... il n'y a plus d'artesanos (des sud-américains en général, "hippies" d'une certaine façon, qui voyagent en fabriquant et vendant des bijoux) dans la rue mais des bandes de routards anglo-saxons, israéliens et surtout argentins. Ils sont très sympas ces argentins mais ils ont un peu tendance en voyage à se regrouper entre eux sans trop s'ouvrir aux autres (en plus, les argentines sont splendides mais quasiment inapprochable !!). Bien sûr, il y a un bon quota de français aussi mais nous, on est plus discret (un peu de chauvinisme ne tue personne). Heureusement, il y a toujours la plage (plus propre d'ailleurs) avec ses cocotiers inclinés au-dessus des bateaux colorés de pêcheurs.

     Aujourd'hui, c'est jeudi et le début des festivités de fin de semaine. Briyit, en guide bien renseignée, veut me faire connaître les nouveautés des soirées tagangueras. On commence par le Sensation, une terrasse moitié couverte, moitié plein air, située en plein village qui se remplit quasiment tous les jours des gringos de passage venus danser sur les rythmes répétitifs de la "techno" commerciale type David Guetta ou Black Eyed Peas, du reggeton à fond les ballons et un morceau de salsa mais un seul et toujours le même (qui est excellent cela dit). Mais où est passé le bon vieux vallenato bien colombien ?
     On continue avec le Mirador qui porte bien son nom puisqu'il est perché au quatrième étage d'un hotel accroché à la montagne. La musique y est toujours la même, l'ambiance mi-importée, mi-adaptée aussi mais ce lieu est par contre très beau, très bien agencé et offre la meilleure vue que j'ai pu voir dans un bar (j'ouvre un guide bientôt et celui-ci sera dans la rubrique "panorama").
     A trois heures du matin tout ferme (un des défauts des soirées colombiennes) et tous les cocaino-bourrés se dirigent vers la Casa Bait, un hotel d'israéliens construit autour d'un énorme patio et d'une piscine dont le fond est décoré d'une superbe étoile de David. C'est l'after où tout le monde va se "finir" sur fond d'électro à deux balles et où tout est permis ou presque (il y a toujours une queue pas possible pour les toilettes). Un concentré de Babylone en plein coeur de Taganga !!!
 
     Le rythme de la journée est simple : jus de fruits naturels devant la mer au lever, plage, papottage ou sieste, re-jus, re-plage, coucher de soleil grandiose tous les jours, apéro, bringue. Il est impossible de faire la distance maison-plage en moins de trente minutes parce qu'on s'arrête tout le temps pour causer avec quelqu'un. C'est bon, j'ai repris mes marques. Le samedi, alors que le soleil vient de se coucher et que les gens restent traîner quelques minutes devant le souvenir récent de cette palette de couleurs rouge-orange, s'élèvent le son fameusement criard d'une petite flûte et le roulement des percussions. Un atroupement se forme autour de femmes, de jeunes femmes, de jeunes filles et de petites filles déguisées de vêtements typiques et bariolés et s'élance la parade de préparation du Caranaval. Tout le village est de la fête, tous les gringos aussi, on passe dans les rues en dansant au son de l'orquestre de cumbia, les voitures klaxonnent, les motos aussi, tout le monde sort des maisons, tape des mains, entame deux-trois pas de danse et rejoint le cortège. Après deux tours de village, la musique s'étouffe peu à peu, les gens se dispersent,... après tout, ce n'est que la préparation au Carnaval (et c'est comme ça tous les samedis jusqu'au jour fatidique) mais nous, on y avait bien cru. Druz me rejoint dans la soirée après un passage à Cartagena et je suis super content de lui faire découvrir cet endroit dont il a tant entendu parlé et de lui présenter tous les potes que j'ai retrouvé ces derniers jours.

      Après le week-end, il repart pour la Ciudad Perdida, un site archéologique perdu (justement) dans la Sierra Nevada. Il faut marcher trois jours dans la jungle pour y arriver, survivre aux moustiques gros comme des libellules, traverser la rivière au moins quinze fois, gravir un bon millier de marches glissantes mais c'est vraiment une randonnée mémorable qui mène à un site exceptionnel. Pendant ce temps, je pars à mon tour pour Cartagena de Indias, cette impressionnante ville emmuraillée parfaitement conservée (sûrement en partie rénovée) où les vives coloris des maisons brillent sous le soleil des Caraibes. Je connais déjà bien ce témoin tragique de l'Histoire de l'Amérique du Sud (c'était la porte d'entrée des esclaves africains dispatchés par les espagnols sur la moitié ouest du continent) mais cette fois, j'y viens pour plonger autour des Islas del Rosario (où je ne suis jamais allé en cinq visites). J'y fais deux plongées superbes, en maillot de bain dans une eau à 28ºC, dont une où on s'introduit dans deux épaves. C'est génial de se balader en apesanteur dans les cabines où l'on imagine l'équipage y dormir, y manger, y vivre. Aujourd'hui, elles sont peuplées de poissons divers, de langoustes, d'éponges et de coraux.

      Après cette belle expérience, je retourne à Taganga pour retrouver les amis et attendre le retour du Druz. Et je l'attends de pied ferme parce que ce week-end, on fête notre anniversaire. Et oui, pour les amis qui ne le saurait pas, on est tous les deux nés le 28 février et quelle occasion de la fêter en Colombie. C'est un peu le gros point final de notre voyage ensemble puisqu'il repart le 5 mars vers la France.
      Je le retrouve tout crasseux, bien bronzé et pas trop piqué mais surtout heureux de cette épopée inoubliable. Après une douche et une pizza, on reprend le train festif devenu habituel à
Taganga. Arrivés à la Casa Bait, Briyit nous présente un groupe de français bien sympathiques, voyageurs solitaires qui se sont regroupés au cours de leur périple. Et avec eux, une plus que charmante jeune fille au teint mat, au faciès plutôt andin et au sourire charmeur, Fernanda, une équatorienne qui voyage seule, le sac sur le dos (fait assez rare d'ailleurs) et qu'ils ont rencontré à Bogotá. On discute, elle me dit qu'elle adore danser, qu'elle fréquente une boîte de pura salsa à Quito et quand, pour une fois passe du reggeton, pour une fois passe un son un peu latino, je la prends dans mes bras, on commence à faire quelques pas tous les deux et tout de suite, je sens que tout est fluide, comme si on dansait ensemble depuis des semaines (les gens qui ont l'habitude de danser confirmeront qu'il est rare que ça colle directement, ou alors c'est bon signe...). Ça y est, j'ai trouvé mi pareja de baile ! (la Casa Bait est malgré tout un bon endroit pour faire connaisance)
      Le lendemain, on se retrouve tous au Pachamama, un bar-resto tenu par un français où Carlos (qui n'est pas français mais on l'excuse) fait de supers cocktails. On a prévu d'aller à La Puerta, à Santa Marta, la boîte qui était dans le vent et qui l'est toujours, mais comme tout le monde commande et recommande des mojitos maracuyá (j'vous l'conseille, hummm), on décide de partir tous les deux pour chauffer la piste. La musique est bien plus dansante, entre reggeton, salsa, merengue mais aussi rock et hip-hop latinos (très bons et qui n'arrivent pas vers chez nous) et ces rythmes chaleureux nous rapprochent, nous rapprochent... et je m'arrêterai là de peur de faire rougir la Mamie. Bref, une soirée inoubliable !
      On continue le week-end à faire la rumba avec tous nos nouveaux amis, Sophie la lyonnaise aux airs de bretonne, Mourad la stéphanois qui ne peut sortir sans un maillot vert, Baptiste l'homme le plus blanc de Taganga puisqu'il n'émerge jamais avant 18 heures et bien d'autres.
Le 28 février ne fut pas le point culminant du week-end (ça tombe un lundi). Je retrouve le Druz encore dans l'ambiance de la veille, sur la plage avec ces nouveaux amis colombiens et après une bonne sieste, on rejoint tous, comme d'habitude maintenant, la Pachamama pour déguster un filet mignon (de boeuf) sauce au bleu (un bonheur !) arrosé de caipirinha maracuyá (encore meilleur que le mojito).

      Finalement, le mercredi, on arrive à décoller et on part en tête-à-tête avec le Druz (il va de soi) vers l
e Parque Tayrona vivre nos derniers moments de trip mémorable dans le calme de cet eden de végétation et de plages paradisiaques. Quand je dis "paradisiaques", ce sont pour moi les plus belles plages que j'ai vu au cours de mes voyages (et j'en ai vu un paquet). On se tape cinq heures de marche (ça peut se faire en deux heures mais on s'est dit qu'un peu d'effort ne nous ferait pas de mal), on croise quelques singes, des termitières géantes accrochées à des arbres aux formes originales, des papillons gigantesques ou multicolores, des autoroutes tracées par des colonies de fourmis besogneuses avant d'arriver au Cabo San Juan, LA plus belle plage du monde (je parle de plages sous les tropiques parce que la plage la plus belle du monde est sans conteste Portez, Locmaria-Plouzané, Finistère, Bretagne, France).
      Petite anecdote marrante ou du moins, instructive quand on voyage en Amérique du Sud. Après un fabuleux dîner constitué d'un plat de pâtes et de trois bières pour deux (on avait mal compté nos sous avec le frangin), on se retrouve avec Josian et Mickael (deux français dont je vous reparlerai plus tard) à se taper un bon sandwich (référence à "How I met your mother" mais vous comprendrez) devant la plage mais surtout devant le resto. Un mec en maillot vient nous voir et nous dit : "vous savez qu'il est interdit de manger des sandwichs en Colombie et que pour ça, vous pouvez aller en prison." Josian, déjà bien échauffé (ils se sont enfilés deux bouteilles de rouge les malins) et inconscient de la situation, accepte de partager avec lui mais refuse de le laisser nous le prendre. A ce moment, le type soulève son tee-shirt pour montrer la crosse de son arme dépasser de son maillot de bain et nous confirmer qu'il est bien de la police. On essaie de faire taire Josian qui n'a toujours rien vu et on se laisse confisquer le sandwich à peine allumé... heu, entamé. Le lendemain, juste avant de partir, on croise de nouveau nos deux accolites et pendant qu'on discute, on voit s'approcher le type de la veille, en uniforme cette fois et avec son collègue."C'est à vous que j'ai confisqué ce sandwich hier (il le sort de sa poche, tu vois Josian qu'il n'allait pas se le manger tout seul). Vous allez nous accompagner chez le juge à Santa Marta, vous allez payer l'amende équivalente au salaire minimum colombien (600.000 pesos = 240 euros, ce n'est pas beaucoup pour vivre mais pour une amende quand même), on appèlera votre consulat pour vous renvoyer dans votre pays et vous interdire de revenir sur le territoire colombien. Les autres font des yeux ronds comme des billes mais moi, je sais que c'est de l'intimidation (ça fait un peu beaucoup pour un sandwich), il veut qu'on lui paye su propina (son bakchich quoi). On s'en sort quand même pour 200.000 pesos (j'suis pas très bon pour marchander) pour quatre et une bonne leçon à retenir : y'a toujours moyen de négocier avec la police colombienne, hahaha !!
     On a repris la route avec el Pedro en courant, non pas pour échapper à la police mais parce qu'on est attendu chez Benja y Ceneris pour manger du poisson frit (je vous en reparlerai également plus tard). On grimpe la montagne dans la jungle, on s'arrête quelques minutes au Pueblito, replique bien plus petite de Ciudad Perdida, et on redescend vers la route en courant. Le poisson était bon (merci) et l'accueil toujours aussi chaleureux chez cette famille de tangangueros.

      Les bagages sont faits, on est vendredi 4 mars et on se dit au revoir avec mon petit frère sur le quai du terminal de Santa Marta. Lui part vers Caracas puis la France pendant que Fernanda et moi nous dirigeons vers Barranquilla et le deuxième plus grand Carnaval d'Amérique Latine. Merci Druz pour ce trip mémorable, c'était génial de voyager avec toi, de pouvoir prendre chacun sa route de temps en temps pour encore mieux se retouver après."Fue una chimba marica !!"

Publié à 23:54, le 19/05/2011, Taganga
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Commentaires (9) | Ajouter un commentaire | Lien

Une maman toute fière

Tu as failli m'arracher une petite larme quand tu parles de ton petit frère,tu t'es rattrappé juste à temps quant à la plus belle plage!!!
bon comme d'habitude,c'est écrit de façon superbe,continue

Publié par la mozTapez ici votre prénom nom ou pseudo à 21:29, 21/05/2011

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Une maman toute fière

Tu as failli m'arracher un petite larme quand tu parles de ton petit frère,tu t'es rattappé juste à temps quant à la plus belle plage
Bravo,c'est encore écrit de façon superbe,continue

Publié par La moz à 21:33, 21/05/2011

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Commentaire sans titre

Est-ce encore nécessaire de dire que j'aime tes récits? Ca commence à ressembler à du partie prix, mais j’attends comme même avec un peu d’impatience la partie sur Salvador da Bahia et la Chapada Diamantina.
Beijos do Paï

Le POz

Publié par Une personne anonyme à 19:15, 22/05/2011

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Commentaire sans titre

precioso relato cuore mio!!...encantadora narrativa, aunque el traductor va en desmedro de lo que en realidad es.
Me fascina ser parte de esta, estoy completamente enganchada con las anteriores y guardo mis mejores espectativas para las que vendrán.

Un deleite leerte.
te mando un besote

Fer

Publié par à 04:45, 23/05/2011

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Commentaire sans titre

Bon récit, on croît y être!! sympa la pensée pour Portez!..Bon voyage amigo!

Publié par Seb à 22:48, 23/05/2011

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Ca y est je me lance

Très honorée de figurer sur ton blog surtout que cela est respectueux (tout juste à temps) Je sais que c'est long mais continue c'est un plaisir de voyager avec toi,ceux qui te lisent te félicitent.
Merci, Bisous bisous de ta momie

Publié par La Momie à 10:59, 29/05/2011

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Qué buenos tus relatos! :)

Todo está recontra interesante, te felicito Paquito!

Publié par tu tía Rosita à 21:47, 4/06/2011

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falto mas de quilla

Publié par Une personne anonyme à 01:31, 5/06/2011

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chevere

Salut l ami!!!!!

Apparement en ce moment t es au Bresil, te connaissant tu doit deja plus que te debrouiller en portugais, niveau zik ca doit etre l eclate.

Ca fait un pti moment que j ai pas etait voir ton blog.
Je suis vraiment content pour toi, ca a l air de pas trop mal se passer et a ce que j ai pu voir t es toujours el mejor pour etre en bonne compagnie, petit malino...

Ca donne vraiment envie de partir "decouvrir un peu plus" ce continent surtout la colombie dont j en ai si souvent entendu parler.(Putain! j suis pas trop plage mais la playa du parque je crois que ca pourrais me plaire avec la selva epousant le sable putaing' con!!!)

T as raison pour les quelques groupes que je connais le rap latino est de la boulette, Tu connais "Los Tres Coronas" groupe du celebre Rocca de La Cliqua parti vivre a Bogota?

Entonces amigo, disfrutate y cuidado con los bocadillos.

Publié par El FLaco à 09:33, 7/06/2011

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