El trotamundo
Après de nombreux voyages en Amérique du Sud principalement, je me suis enfin décidé à partir avec un aller simple et pour une durée indéterminée. On verra où le voyage me mènera, ce que les rencontres me feront découvrir, quels sont les endroits qui me fascineront,... l'idée étant de pouvoir saisir toutes les opportunités qui se présenteront à moi dans les mois à venir....

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Croisière sur l'Amazone

     On a décollé de Bogotá sous les nuages et on les survole depuis sans voir une parcelle de terre. Au bout d'une petite heure, on commence à apercevoir l'immensité végétale de la forêt amazonienne à travers la masse nuageuse moins dense puis les méandres de fleuve qui s'étendent jusqu'à l'horizon. L'avion amorce sa descente, se rapproche peu à peu de la cime des arbres hauts de plusieurs dizaines de mètres jusqu'à les frôler et provoquer l'envol de colonies entières d'oiseaux colorés et finalement se poser sur la courte piste d'atterrissage de l'aéroport de Leticia (ça, c'est du freinage !!). Cette petite ville colombienne perdue au milieu de l'Amazonie et accessible uniquement par avion ou par bateau, se trouve à la frontière avec le Brésil et le Pérou, à un endroit qu'on appelle étonnament Tres Fronteras. Ce sera là ma porte d'entrée vers ce nouveau monde que je suis impatient de découvrir : le Brésil !!

     A priori, la vie est moins chère en Colombie donc je décide de rester de ce côté-ci de la frontière et je m'installe dans une petite chambre avec un balcon auquel je peux accrocher mon hamac pour la sieste. Je vais rester ici le temps d'organiser mon voyage en bateau jusqu'à Manaús. Une fois le sac posé, les claquettes et le short enfilés et le hamac tendu, je me dirige vers la frontière pour me renseigner sur les jours et horaires de départ et les formalités d'immigration mais également pour me faire une première petite impression de ce pays dont on m'a tant parlé. Et bien, honnêtement, je n'ai pas été ébloui du premier coup : les rues sont plus sales, c'est plus le bordel
, c'est moins joli, les gens moins accueillants, moins souriants,... bref, je ne suis pas emballé et je suis bien content d'être resté du côté colombien. Cela dit, il est difficile de se faire une idée sur tout un pays en ne se basant que sur une ville frontalière et, de plus, paumée au fin fond de la jungle. Apparemment, il y a un bateau qui part le lendemain donc si je veux le prendre, il faudrait que je fasse tous les préparatifs à la hâte et là, franchement, j'ai la flême !! Je vais plutôt prendre mon temps et attendre tranquillement dans mon hamac le prochain bateau qui part dans trois jours.

     Je ne peux pas franchir cette étape comme ça, à la va-vite, sans prendre un petit temps de réflexion. Déjà, j'ai toujours un léger pincement au coeur quand je quitte la Colombie et là d'autant plus qu'il n'est pas prévu que je revienne par ici avant un bon moment. En plus, j'ai comme un sentiment de mission non accomplie ou de besoin non assouvi plutôt, comme si, ce voyage ne m'avait pas apporté ce que j'attendais de lui. Bien sûr, la Colombie a changé et change à toute vitesse mais ça reste un pays magnifique peuplé de gens magnifiques. Alors, d'où vient le problème, pourquoi il y a des sensations que je n'ai pas ressenti comme il y a quatre ou cinq ans et qui m'ont tellement manqué ? C'est peut-être moi qui ai changé, peut-être qu'on ne perçoit ou qu'on ne vit pas les choses de la même façon à trente ans qu'à vingt-cinq ? Toujours est-il, que pendant ce séjour, je me suis senti plus sauvage, moins ouvert à rencontrer des nouvelles personnes surtout quand je sais que ce n'est que pour quelques jours. Le milieu "backpacker" m'attire moins qu'avant sûrement parce que le tourisme m'intéresse moins qu'avant. J'ai moins envie de visiter des villes ou des monuments par exemple mais je crois surtout que j'ai de plus en plus de mal à m'assimiler à un touriste. Je ne suis pas ici pour visiter la Colombie ou connaître les colombiens, quand je marche sur cette terre, j'ai envie d'être colombien !! Alors finit la Colombie ! En tout cas, pour des vacances comme ça. Si je reviens un jour dans ces contrées qui me sont tellement chères, ce sera pour y poser mes valises et y vivre comme un colombien.
     Et puis, de l'autre côté, c'est le Brésil tout de même !! Cette immensité inconnue à la culture bien singulière, à la langue si particulière et aux rythmes musicaux si variés. Plus qu'une appréhension, c'est une certaine pression que je ressens. Ca fait longtemps que je ne me suis pas retrouvé dans un pays dont je ne parle pas la langue locale et il va falloir que je m'y mette rapidement. De plus, c'est tellement grand, par où commencer, qu'est-ce qu'il ne faut surtout pas rater, comment se déplacer sans trop de dépenser,... pleins de questions dont les réponses doivent être dans le Lonely Planet que je n'ai pas encore ouvert mais ce n'est pas dans mes habitudes d'y jeter un oeil avant d'y être. Et la musique ! Je suis à fond dans mes rythmes salsa mais est-ce que je vais accrocher autant aux rythmes plus samba ? Disons que jusqu'ici, j'évoluais dans un milieu qui m'est très familier et il va falloir maintenant que je reprenne tout à zéro (enfin presque). C'est pourquoi j'ai besoin de prendre quelques jours pour me préparer mentalement à rentrer dans la peau d'un brésilien.

     Trois jours à ne rien faire ! Pas de visite de musée ou de zoo, pas de balade en forêt, presque pas de bringue. A part quelques allées et venues dans le centre pour manger, faire des lessives et internet, j'ai passé des heures entières dans le hamac. Facile quand on a un bon livre, un peu d'herbe et des années de sommeil en retard. En plus, la saison des pluies a commencé et dès qu'on sent une petite goutte, il faut se dépêcher de trouver un abri sous peine d'être trempé jusqu'aux os en moins de dix secondes.
     Il m'est tout de même arrivé un truc marrant que je suis pas près d'oublier, une expérience assez insolite. Un soir, je sirote une caïpirinha maracuyá assis à la terrasse d'un restaurant et je vois le serveur qui s'approche de la table de mes voisins avec un grand bocal en verre entre les mains. Il en plonge une dans la sciure qui tapisse le fond du récipient et en sort un gros verre blanc visqueux avec une toute petite tête noire. Curieux, je m'avance vers eux pour regarder cette bestiole hideuse se déplacer dégueulassement sur la table en tortillant son corps comme un accordéon. C'est la spécialité locale, le mojojoï, qui se déguste en brochette, fourrée au fromage ou comme ça, vivant. C'est le bonbon des enfants qui les trouvent sous les souches d'arbres. Comme nous l'explique le serveur amusé par notre dégoût, il faut "décapsuler" la tête avec un coup de pouce (comme les TicTac) pour d'abord sucer l'huile qu'il y a dedans puis manger le corps
gluant. Un délice apparemment... "Quieres probar ? Euuuuh, pas maintenant merci !". C'est vrai que je suis un peu resté sur ma fin après l'épisode des hormigas culonas de San Gil mais là, tout de suite, j'peux pas. Les jours suivants, ça n'a pas cesser de me trotter dans la tête. Moi aussi, au cours de mes voyages, j'aime bien me lancer des défis à la con comme dans Pékin Express ou dans Koh-Lanta (je dis ça, j'ai quasiment jamais vu ni l'un, ni l'autre). Finalement, la veille du départ, je prends mon courage à deux mains et je m'assis de nouveau à la terrasse du resto. Le serveur me reconnaît et se dirige vers moi avec un grand sourire. "Mojojoï ? - "Attends un peu, une caïpi d'abord, faut que je réfléchisse encore... Crus y'a pas moyen, en brochette ou fourrés au fromage ?". Bon ! Je me décide pour les fourrés mais j'ai regretté par la suite parce que je n'ai pas vraiment senti le goût du ver, juste une texture bizarre, comme manger du fromage fondu enroulé dans de la peau de pomme mais en plus dure et plus élastique (ou du calamar très fin mais plus résistant). La tête ne présente pas grand intérêt, c'est tout croustillant et ça n'a aucune saveur. Je pourrais donc barrer "Manger des vers dégueux" dans ma liste de "Conneries à faire à tout prix dans ma vie" mais on ne peux pas dire que je sache vraiment quel goût ça a.

     Ca y est, le grand jour est arrivé. Hier, je suis déjà venu à Tabatinga acheter mon billet et remplir les formalités d'immigration (j'ai un visa brésilien pour quatre-vingt-dix jour !) en baragouinant une espèce de portugais qui ressemble plus pour le moment à de l'espagnol auquel je rajoute des -çao, des você et du -inho à la place du -ito (genre Paquinho à la place de Paquito). Donc je suis en règle. Le moto taxi me dépose au terminal fluvial et tout de suite, un policier, physiquement plus proche du G.I. que du garde champêtre de Locmaria, me demande de poser mes affaires au bout de la rangée de bagages alignés au milieu du hall. Chaque sac est ouvert et consciencieusement reniflé par un splendide Golden Retriever. On nous pose des questions et on est fouillé, toujours par de grosses baraques qui, tout en étant courtois, n'ont pas l'air d'être là pour rigoler. Il faut dire qu'on se trouve à la fois à la frontiEre du second producteur de cocaïne au monde et du premier distributeur donc il est compréhensible qu'ils mettent plus de coeur à l'ouvrage (si on peut dire).
     On finit par se diriger vers les quais et vers notre maison pour les quatres jours à venir. Les bateaux de transport de passager font en général une trentaine de mètre de long et trois ponts de hauteur : deux pour les hamacs et le pont supérieur pour le bar-cafétéria et la grande terrasse pour prendre l'air. En montant à bord, la première chose à faire est de trouver une bonne place : loin du moteur pour le bruit et loin des toilettes pour l'odeur. Une fois tout le monde installé, il n'y a plus la moindre place pour un hamac (remarque, arrivé à ce point-là, y'a sûrement moyen d'en caser un autre). Quand je reviens au mien, je suis cerné par une dame et son fils suspendus l'un au-dessus de l'autre et un gros poilu tout transpirant. Quand on est tous couchés, il est difficile de se retourner sans bousculer un de ses voisins. On est loin du confort cinq étoiles mais c'est une des choses qui m'éclatent dans le voyage (merci les parents de nous avoir fait connaître les pires toilettes du Pérou ou les crématoriums en plein air de Kathmandu dès notre plus jeune âge, c'est comme si j'avais besoin de vivre ce genre d'expérience pour ressentir à nouveau la sensation d'aventure de cette époque).
     On avait déjà fait une croisière sur l'Amazone avec mon frangin Fred et on en garde un très bon souvenir.  Au début, personne ne se connaît et on salue juste poliment les gens alentours. Peu A peu, les discussions commencent et s'alimentent et le lendemain, au réveil, on se dit bonjour avec de grands sourires complices ou des tapes amicales sur l'épaule. En général, il y a peu de touristes ce qui facilite d'autant plus les rencontres, les échanges et comme les bateaux s'arrêtent dans pleins de villages isolés, on vit au rythme des gens du fleuve. C'est une expérience des plus enrichissantes.

     Rapidement, je sympathise avec un autre Paco, un portugais quadrilingue qui voyage depuis 3 ans et avec Carlos, un retraité de la marine marchande péruvienne qui a tout laissé là-bas pour rejoindre l'Afrique puis l'Europe. Au fil des journées animées par les repas au réfectoire, les siestes ou les pauses lecture dans le hamac et les conversations sur le pont supérieur se forme une petite bande de potes voyageurs. Il y a Lesly et Maël, deux français partis du Chili pour rejoindre la Guyane Française, Fabrice, autre français, venu vivre l'expérience mystique et hallucinogène de l'Ayahuasca et Federico et Gino, un colombien et un allemand qui sont devenus potes comme cul et chemise en Colombie et voyage ensemble depuis sans destination précise. Sur la terrasse, à profiter du soleil et de l'air frais (disons moins chaud et lourd qu'au niveau des hamacs), on rigole bien, chacun y va de ses anecdotes de baroudeur, on partage nos avis sur les mêmes endroits qu'on a visité, on se donne des conseils pour la suite et le soir, on se réunit autour de quelques bières pour s'affronter au cours de féroces parties de UNO en fumant des cigares cubains.
      A côté de ça, je passe aussi beaucoup de temps à échanger avec les brésiliens. Progressivement, je saisis les similitudes et les divergences que le portugais peut avoir avec le français, l'espagnol ou l'italien. "Tiens c'est le même mot qu'en espagnol mais c'est juste la prononciation qui est différente : le "r" se dit comme en français au début et en fin de mot et roulé comme en espagnol au milieu du mot ou derrière une consonne." - "Les mots "llegar", "llorar" ou encore "llamar" se disent "chegar", "chorar" et "chamar"." - "Ma maison se dit "a minha casa", ça ressemble plus à "la mia casa" de l'italien qu'à "mi casa" de l'espagnol." Petit à petit, je me crée des règles, des raccourcis et des moyens mémotechniques. Bien sûr, je m'aide du lexique du Lonely Planet, des connaissances de Paco qui parle très bien français mais aussi en lisant ce qui est écrit partout et en écoutant les gens parler pour m'imprégner du flow dansant de cette langue qui me charme de plus en plus. Au fur et à mesure que je progresse, mon oreille s'adapte au nombreux nouveaux sons que j'entends, ma prononciation se transforme et mes phrases ne se constituent plus de mots inventés mais d'un assemblage de mots espagnols et portugais. Au bout des quatre jours, j'arrive à comprendre et à me faire comprendre. Bon début !!

      J'adore ces croisières sur l'Amazone !! On n'a pas les transats mais les hamacs, on n'a pas la piscine mais de superbes douches en ferraille d'où sort l'eau marron du fleuve, on n'a pas le buffet du chef mais de copieuses assiettes composées de viande ou de poulet en sauce, de riz, de feijao (des haricots, en général noirs) et de farofa (une farine de manioc que les brésiliens mettent dans tous leurs plats) et on n'a pas de discothèque mais un bar où on peut déguster une bonne SKOL au son de la samba ou du forró. En plus, comme il n'y a rien à faire de ces longues journées, on a tout le temps de se reposer, de bouquiner ou de rêvasser en regardant les arbres immenses défiler au bord de l'eau.
      Quand on s'arrête dans les villages (voire des villes parfois), on en profite pour poser le pied sur la terre ferme et acheter des fruits ou des clopes ou manger une des brochettes qui fument sur le port. C'est aussi l'occasion de s'approcher un peu plus de ce que peut être la vie dans une de ces communautés pour qui le fleuve est le seul moyen de communication avec le monde extérieur. Enfin, le seul ! Il y a quand même des paraboles sur toutes les baraques et des portables accrochés à chaque oreille. Souvent, ce n'est pas très propre, entre les rues en terre qui se transforme facilement en boue et les ordures qui jonchent les rives du fleuve. Les habitations faites de planches de bois sont assez précaires et très souvent sur pilotis ce qui présume de possibles inondations. Au premier abord, ce n'est pas très attirant mais je n'ai jamais pris le temps non plus de rester quelques jours et d'aller voir plus loin que le port. Une prochaine fois...
      Du point de vue paysage, c'est assez répétitif, le fleuve marron bordé d'arbres de toutes tailles et tous types et du point de vue faune (on me pose souvent la question), à part les oiseaux qui s'envolent au bruit du moteur, on ne voit pas grand chose. Mais ce n'est pas ça que je regarde pendant les longues minutes que je peux passer accoudé au bastinguage, j'essaie de pénétrer ce rempart infranchissable de végétation et d'imaginer toutes les fabuleuses scènes de la nature qui s'y déroulent, comme on peut le voir dans les reportages de programmes animaliers.

      En venant au Brésil, je m'étais fait une remarque. Ayant l'habitude de promener mes palmes sur la côte ouest de l'Amérique du Sud, il y a un rituel que j'affectionne particulièrement, celui d'admirer chaque soir le coucher de soleil sur la mer. Comme les côtes brésiliennes sont plutôt orientées vers l'est, je me disais que c'était fini, pour un temps du moins. Et bien je me trompais ! Sur le bateau comme sur les plages du Pacifique, tout le monde monte sur le pont chaque soir pour profiter de ce moment fabuleux. Quand le soleil disparaît derrière les sombres nuages, le ciel se teint de bleus, jaunes, oranges, roses et toute cette palette de couleurs se reflète sur le fleuve lisse comme un miroir. Les tons changent, évoluent et quand il finit par plonger dans la forêt, tout le décor autour de nous se peint en rose... MAGIQUE !!! Et bien contre toute attente, c'est peut-être sur l'Amazone que j'ai vu les plus beaux couchers de soleil de ma vie.

      Au matin du quatrième jour, tous les passagers se penchent au-dessus de l'eau pour voir ce phénomène curieux et qui annonce notre arrivée proche, O encontro das Aguas ( la rencontre des eaux, tdlr). A hauteur de Manaús, le Rio Amazonas (marron) et le Rio Negro (noir) se rencontrent et sur plusieurs kilomètres, leurs eaux ne se mélangent pas tout de suite ce qui fait qu'on voit distinctement la séparation entre les deux fleuves. Quelques minutes plus tard, chacun commence à réunir ses affaires ou à décrocher son hamac. Au loin, on aperçoit déjà les hautes tours des immeubles de cette mégalopole de deux millions d'habitants en plein coeur de la forêt amazonienne. Fini le grand air, retour vers la civilisation. C'est aussi le moment de voir à quoi ça ressemble, le Brésil...


Publié à 02:37, le 25/01/2012, Léticia
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Commentaire sans titre

... como MAGICO tambien es tu relato...
mi recordado Paco me transportas en el espacio...

Publié par Fer à 03:57, 27/01/2012

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Commentaire sans titre

Bon,mon Paco,j'ai vraiment le sentiment de me répéter mais tu nous fais encore passer un moment très agréable,d'autant que tu décris très bien ton ressenti(en revanche,je ne me souviens pas que nous t'ayons inculquer le culte du hamac!)

Publié par mamanTapez ici votre prénom nom ou pseudo à 17:16, 28/01/2012

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Difficile de résister au charme du Portugais du Brésil.

Ton récit me rappelle quelques quiprocos lorsque tu dis en Portugais "largo" pensant dire long en Espagnol et aussi tu dis "a carne esta rica" comme en Espagnol, le brésilien te demande, rica em qué?. Mais c'est vrai que le Brésilen est particulièrement agréable à entendre et à le parler aussi.

Raconte encore le Brésil, Bahia, Rio, j'attends mon Paco, Besotes, el POz.

Publié par Une personne anonyme à 22:02, 28/01/2012

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